Comme un navire qui s’éveille/
Au vent du matin/
Mon âme rêveuse appareille/
Pour un ciel lointain.
Ça c’est de la poésie classique, merci Charles (Baudelaire). On se laisse bercer, on divague, on plonge dans des abimes soyeux de la félicité. Mais la poésie se cache aussi dans notre monde contemporain. Une de mes premières expériences avec la magie des mots, fut pour moi les bulletins météo destinés aux marins. Une madeleine, un secret salé pour moi qui suis malade même sur une mer d’huile. En parcourant au fond de mon lit fladen, dogger, silver, shannon, viking, forties, fisher, german, humber, par tous les temps, en bravant toutes les tempêtes, je suis invincible. J’aime ne rien comprendre à la poésie, juste me laisser sombrer dans le plaisir d’imaginer. Sinon, vous remarquerez qu’il m’a fallu une centaine de mots pour m’exprimer, alors que Baudelaire, en deux phrases, a fait le job.
En même temps c’est Baudelaire.


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