On dit que ce qui diffère l’homme de l’enfant, c’est la taille de ses jouets. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a beaucoup d’anciens enfants qui restent tanqués dans un monde mini mini. Prenez ces fans de petites voitures. Ils se souviennent d’avoir fait évoluer leurs Dinky Toys et autres Solido sur la table basse de leur enfance encombrée de cendriers et de Télé 7 jours, d’avoir provoqué des accidents improbables entre une Peugeot 203 et une Simca 1000, ils se souviennent d’avoir contemplé dans la vitrine du marchand une rutilante Ferrari sans pouvoir l’acheter. Ils l’avaient bien mise pourtant sur la liste de Noël, mais le grand barbu avait préféré lui livrer un joli pull a carreaux. Quel imbécile. Alors 30 ans plus tard, ces vieux gamins se sont constitués une belle collection de petites voitures bien à eux. Le plaisir avait changé il avait pris une nouvelle saveur, mais la nostalgie était encore là. Plus d’accidents, plus de carambolages, le prix les pièces dénichées dans les brocantes et des vides greniers du dimanche était bien trop élevé pour satisfaire un bonheur de voir les voitures abimées. Et dire que pendant ce temps-là leurs sœurs jouaient à la Barbie ou à la Bella. Moi je jouais à la GT 40. Vrop, vrop, vroap. Oui, c’était Michel Vaillant qui conduisait sur la moquette. C’est bien plus tard que je lui préférais Ragnotti qui rime avec Gordini. Un jour je vous parlerai des ferrovipathes.






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