La forêt en trompe l’oeil

A l’abri des réalités du monde extérieur la forêt demeure un royaume qui mêle le calme, la sérénité et le mystère envoutant de l’inconnu. Que dis-je un royaume, un empire. Un empire botanique (tout ça pour ça, je sais je m’en excuse). Rien de tel qu’une sortie improvisée au milieu des arbres et à travers les sentiers moussus pour apprécier ce retour dans les séquences de l’enfance peuplée d’histoires romanesques de gnomes, d’animaux étranges et de fées diaphanes. Un vrai jeu de piste sensoriel. Enfin, ça c’est pour ceux qui ont plus connu les livres que les écrans des tablettes.  Je me suis dernièrement égaré sur le chemin qui devait me mener dans les ruines de la mine de la Pinosa. Égaré c’est bien le terme puisque je n’ai jamais trouvé cet ensemble abandonné depuis des décennies et qui a bénéficié il y a peu d’une reconnaissance de la Mission du patrimoine. Le site devrait bientôt être étudié pour le préserver sans qu’il soit à proprement parlé restauré. Bref mis sous cloche. C’est pourquoi je voulais le découvrir avant, le sentir dans son jus. Mais la balade en a décidé différemment. Pas grave, j’ai croisé ça et là des vestiges miniers, des sous-bois, des bosquets, mais pas de fées.  Ah si, il y en avait une pétrifiée dans un arbre. J’ai failli passer à côté sans la voir. Il suffisait pourtant de mettre sa tête à l’envers pour la rencontrer. Les arbres ont un fort potentiel métaphorique.

Tu me fais tourner la tête

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