Qu’elles imposantes comme des cathédrales élevées à la gloire du voyage, ou des plus modestes, comme une simple porte basse pointée vers l’ailleurs, les gares m’ont toujours fascinées. Jeune bidasse, tout de bleu vêtu, et sac sur l’épaule je me fondais dans la foule indifférente, vieux briscard chenu je me laissait séduire par une bière sur le zinc d’un buffet impersonnel au charme sans intérêt. Dans ces halls aux plafonds immenses j’y ai perdu mes pas, j’y ai attendu un amour, j’y ai rêvé de l’éclat métallique des voitures bleues aux filets d’or de l’Orient express. Avec toujours le même constat des plus désespérants, il y a tant de choses à découvrir au-delà de l’aiguillage que jamais nous ne pourrions arriver au bout du voyage.





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