J’aime les courbes, là où il n’y a pas d’angle, pas de stop, ni de changement de direction brute. J’aime quand tout est fluide, harmonieux, sans accroc. J’aime les choses délicieusement girondes, où l’on rêve de se laisser enfuir. Dans le panthéon de la girontitude je mets les sculptures de Maillol, les tièdes moelleux au chocolat, les courbes du Concorde, les rondeurs sensuelles de la Jaguar Type E, les locomotives issues du crayon magique de Raymond Loewy. Je ne suis pas non plus insensible aux volutes charnues de Jessica Rabbit. Et comme il n’y a pas de beauté sans fêlure je mets aussi dans ce panthéon toutes les rondeurs cabossées.





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