Hier encore leurs ailes parcouraient le vaste monde, emportant avec elles les amateurs de vastes horizons. Et puis un jour ont leur a dit qu’ils étaient trop âgés, que leur confort n’intéressaient plus les voyageurs, que leurs cendriers étaient totalement anachroniques, voire arrogants et que leur appétits étaient trop insondables. Alors, gentiment on les a remisé dans un coin de l’aéroport pour que leurs hublots puissent encore apercevoir les jeunes générations prendre leurs envols. Tout compte fait, les vieux patientent, font ami-ami avec la rouille et laissent le soleil craqueler le skaï des sièges. Les instruments de bord se figent dans l’attente d’un nouvel appel de l’air. Mais tout compte fait, les vieilles carlingues ne font qu’attendre les jeunes cockpits qui un jour viendront leur tenir compagnie. Il faut savoir descendre il faut savoir revenir sur terre. La mort fait son métier






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