Néo brutalisme

Dans les années soixante-dix, juste après la fameuse « année érotique » dont je n’ai pas pu profiter (j’avais 12 ans) les architectes et les bâtisseurs ont lourdement utilisé les techniques du béton et de ses facilités de mise en œuvre en empilant les modules. On a parlé pour cette période de la « décennie du mauvais gout », je préfère évoquer le « néo brutalisme ». Un bel exemple de cette architecture est à découvrir au Boulou (Pyrénées-Orientales). Au milieu de ces années où la prospérité était le moteur de la société, on a bâti dans cette commune située tout à côté de la frontière espagnole un vaste complexe destiné à dédouaner toutes les marchandises venues du sud et s’acheminant vers le nord de l’Europe. Aujourd’hui ces bâtiments accueillent des entreprises et des administrations locales. Mais l’idée générale des archis de l’époque se fait toujours sentir, même sur les locaux à l’abandon où rouille, et ronces se disputent l’acier et le béton.

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