Gardiens de la route

Elles deviennent rares, ce qui les rend encore plus intéressantes. Ces bornes en bonne pierre de taille ou en granit fleurissaient le bord des routes de campagne. Puis peu à peu pour des raisons de sécurité (c’est toujours une bonne excuse pour éradiquer les choses) ces belles et fidèles amies des voyageurs perdus, ont été envoyées à la casse. Le coupable : le GPS, qui, même si le système est bien pratique, universel, jamais pris en défaut, le GPS donc a rendu nos Départementales plus tristes. On ne dira jamais assez l’esthétique purement française de ces capuchons jaunes, ou rouges (ça c’est pour la reine des voies : les Nationales) émergeant d’un bouquet de fleurs sauvages le long d’un chemin d’errance. Il en est de même pour les panneaux indicateurs en béton armé qui donnaient la direction à suivre. Fini, ils se désagrègent au cimetière des éléphants ou retrouvent un semblant de vie chez les collectionneurs. Il est recommandé toutefois, et ça vaut pour les bornes et les panneaux indicateurs, de ne pas s’y encastrer au détour d’un virage. Aucun parechoc n’aura jamais su leur rendre gorge. Question de sécurité vous dis-je.

Amis platanes, vous êtes en sursis.

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