Quand je me retrouve dans une fête foraine, je pense toujours au film d’Hitchcock « L’Inconnu du Nord-Express » et cette femme aux airs un peu cruche (les lunettes vintage y sont pour beaucoup) qui se fait trucider sur l’île aux amoureux. Il y a aussi cette scène finale sur le manège aux chevaux de bois dont on a perdu le contrôle. Mais pourquoi donc les figures animales qui sont souvent l’apanage des attractions me font plus peur que rire ? Alors, pour conjurer ces peurs primales, il m’arrive de perdre mes pas entre les stands et les manèges des foires quand celles-ci sont encore fermées, vides, à l’abandon, endormies, fantomatiques. Mais là, mauvaise pioche, ces gargouilles modernes sont encore plus effrayantes. Et savoir que ces monstres sont en plastique ne me rassure pas du tout. Le diable se cache dans les détails.
La prochaine fois je vous parlerai de la grande roue du Troisième homme, à peine plus rassurante.










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