Je ne veux parler qu’à tes saints*

De tout temps l’Homme a voulu s’attirer les faveurs de son créateur de père. Pas votre papa chéri, mais le grand horloger qui est aussi architecte et jardinier, bâtisseur et à l’origine du Tout. Alors l’homme s’est découvert artiste, et a dessiné et sculpté des scènes religieuses, et a imaginé les visages et les attitudes de ses saints préférés. Il a aussi invité dans le grand opéra de sa mystique les seconds rôles, et les deuxièmes couteaux : les angelots et les chérubins. Autant de personnages plus ou moins prestigieux, plus ou moins réussis aussi, qui émaillent nos églises, nos cimetières, nos chapelles. Comme une grande bande dessinée qui raconte l’histoire d’une civilisation, d’une culture que l’on ne finit jamais de mettre en scène et de vénérer. Ce ne sont pas de idoles, mais juste des amis très chers à qui l’on peut éventuellement se confier car eux savent se taire. Car eux ne jugent pas.

J’ai deux mots à vous glisser à l’oreille…

*Allusion à une chanson de Nougaro, inspirée du standard de Sonny Rollins. « Repassez moi le standard ».

Laisser un commentaire