Seule au monde

Installé à la terrasse d’un café sur les Grands boulevards, je déguste un demi à 6 euros 50 (avec une poignée de cacahuètes faut être honnête) (ici le kilo de cacahuètes est le plus cher du monde). La lumière de la ville décline, le ciel est au bord des larmes, et je me laisse hypnotiser par le ballet de la rue et son ambiance hybride du jour qui s’achève. La foule court sur les trottoirs, les parapluies se faufilent entre deux bourrasques, les voitures klaxonnent aux feux désespérément bloqués au rouge, les vélos slaloment entre les deux voies de circulation, les bus glissent dans le silence de leur propulsion électrique. Et elle n’en a cure. Elle est en osmose avec son portable. Seule et son portable. Qui est au bout du fil (du fil ???). On ne saura jamais, on ne peut que laisser divaguer son imagination.

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