Poussez le bouchon

Il y aurait, parait-il, deux collines à Lyon. Celle qui prie (Fourvière) et celle qui travaille (la Croix-Rousse). Il y aurait aussi trois fleuves, le Rhône, la Saône et le Beaujolais. Il y a surtout la culture de la restauration. Les « mères lyonnaises » ont fait la réputation des bouchons où à l’époque on venait aussi mâchonner dès porton minet, juste après avoir débauché de son atelier de filature. Aujourd’hui, les vrais bouchons travaillant dans la plus pure tradition sont souvent difficiles à dénicher. Le succès de ce type de restaurant est tel, que certain ont flairé le bon filon pour proposer un peu n’importe quoi dans l’assiette sous l’étiquète « bouchon ». Alors il faut chercher mais aussi écouter les vrais lyonnais qui, eux, savent où poser son rond de serviette. Pour ce qui est de la carte, tout tourne inexorablement autour des recettes comme le tablier de  sapeur, la cervelle de canut et autres produits tripiers et délicatesses de cochonnailles le tout obligatoirement savoureux, assaisonné, gouteux. Et comme boisson ? un pot-de-côte bien entendu. Entendez par là un pot lyonnais (bouteille à la paroi souvent irrégulière mais surtout au fond très épais) et du côte. Que ce soit du beaujolais, du rhône, ou du mâconnais, ça ira bien.

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