Notre visage parle de nous, tout comme notre voix. Mais on oublie souvent que nos mains peuvent aussi dire bien de chose sur notre être, notre profession, notre passé. En tout cas avant que l’usage des gants de protection ne vienne standardiser les épidermes. Je ne parle pas des mains onctueuses des prêtres, de celles un peu trop molles des personnes sans énergie, ou de celles aux longs doigts des pianistes. Elles sont restées fidèles à leurs métiers. Mais où sont donc passées les mains rugueuses du jardiner qui avait l’habitude d’arracher les herbes folles sans engins mécaniques, que sont devenues les doigts maculés de reste de cambouis du mécano, ou celles, jaunes de nicotine de votre voisin de bistrot. Il y a aussi le profil des ongles plus ou moins rognés reflet les angoisses. Un jour j’évoquerai le pied. Ne riez pas, le pied n’a pas l’aura de la main, mais sans lui l’Homme ne serait pas debout. La mécanique des tarses et métatarse est fabuleuse, et surtout trop souvent ignorée. Modeste le pied se cache dans les chaussures, il n’est pas dans la lumière mais il reste une sorte de « mur porteur ».




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