Rouler sous la pluie, avec le droit de se perdre et donc d’être libre, voilà un plaisir auquel je me lasse parfois aller. Seul dans la plénitude de la voiture, chauffage réglé juste comme il faut et dans l’habitacle, le cockpit, des musiques des années anciennes rythmées par le métronome des essuies glaces. On baigne dans un cocon sécuritaire et intime sans égal. Ou égal à celui des petits matins sous la couette, lové dans les bras d’un amour parfumé, soyeux et velouté. Une balade sans fin sur une route dont on ne connaît pas encore le terme. On est à la fois dans un Sautet et dans un Lelouch, en attendant que le générique commence à monter lentement sur l’écran de son pare-brise.
Chabada bada.















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