Renaud en a parlé en évoquant les sculptures de Maillol : “Tu sais bien les statues, du jardin des Tuileries, qui hiver comme été, exhibent leurs guibolles, et se gèlent le cul, et le reste aussi”. C’est dire si le travail de Maillol est connu par toutes les générations, même les plus urbaines. L’artiste (Mailllol, pas Renaud) est né en 1861 dans le petit port de Banyuls-sur-Mer, on le considère souvent comme un des créateurs de la sculpture moderne, celle qui représente assez fidèlement les choses, en l’occurrence les femmes. Car on retiendra surtout des travaux de Maillol les corps de ces dames plutôt bien en chair, des corps “robustes, épanouis et sensuels”. Dans le département on peut en découvrir à Perpignan dans le hall de l’hôtel de ville, sur la place de la Loge ou dans les jardins du Palais des congrès. Comme quoi, y’a pas qu’aux Tuileries qu’on peut se laisser envoûter par la plastique et l’architecture des modèles féminins si bien rendues. Certains exégètes de la sculpture et de l’étude des relations entre les artistes, leurs œuvres et l’histoire, ont vu dans ces représentations sublimées des corps une filiation avec les sculpteurs Grecs mais aussi des artistes chouchous de la période nazie. Depuis 1994 un musée consacré au sculpteur, qui fut aussi peintre, est à visiter dans sa ville natale, il y repose aussi sous une de ses créations. C’est dans ce mas devenu musée qu’il a travaillé jusqu’à la fin de sa vie aux côtés de Dina Vierny qui fut une de ses modèles préférées, la dernière en tout cas. Dina, 58 ans plus jeune que son maître, décédée en 2009 à 89 ans, a été durant le reste de sa vie gardienne du souvenir et du travail de Maillol.




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