Condescendance rurale

Quand j’entends certains Parisiens parler de « ruralité », évoquer les « villages de la France périurbaine », et autres  zones hors de capitale, je ressens toujours une forme de condescendance de la part de ces urbains qui ne connaissent pas grand-chose de la province, des régions. Comment imaginent-ils ces territoires « où il faut absolument une voiture pour aller travailler » (les pôôvres gens), ces zones « où parfois le facteur ne passe pas tous les jours », où « seul le bal du samedi soir permet d’avoir un semblant de vie sociale ». Le bal du samedi soir, on parle bien de celui où il y a des bagarres entre les joueurs de rugby pour les yeux de la belle Ginette qui est sténo dactylo à la compta de la fabrique de chaussure ? J’exagère, mais si peu. Dites-vous bien, vous messieurs de la ville, que si on aime aussi les fastes de la ville lumière et l’odeur du métro, quelques jours par an, ici en province ce n’est pas mal du tout. Il y a même des écoles et des mairies, des routes entretenues et le très haut débit. Et le premier que me demande si je vis en zone rurale « à l’année », je lui réponds…

Non je ne lui réponds même pas.

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