Le sentier de la gare

Dans un film d’Hitchcock, un des personnages affirme que pour voyager il faut être seul, car « à deux on va toujours quelque part* ». Mais il y a aussi des voyages immobiles, je n’en ai pas l’exclusivité, bien d’autres avant moi avaient visité le monde de leur chambre. Moi il m’en faut un peu plus quand même. Pour sentir le souffle romanesque du voyage, les saveurs poivrées du souk ou le baiser salé des embruns, j’embarque sur le Train bleu. Gare de Lyon. Là je suis déjà dans l’Orient Express, en partance pour l’Orient des romantiques et la gare d’Istanbul est a portée de regard. Je voyage pour le prix d’un expresso. Je reviendrai demain mais cette fois ci pour prendre le Transsibérien. Faut juste que je retrouve le livre de Cendrars, celui qui parle du gâteau tartare croustillé d’or.

*Ah oui c’est dans Sueurs froides. Et la vraie citation, c’est : « Pour rouler au hasard il faut être seul, dès qu’on est deux on va toujours quelque part ». Le hasard ne se partage pas. Mais ça, c’est une autre histoire.

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