Surfer sur les boutons

Dans les années soixante, soixante-dix les journaux publiaient des vignettes en noir et blanc annonçant les films à l’affiche. Des œuvres éphémères qui en disent autant sur l’époque que sur le film en question. Prenez par exemple La Guerre des mômes (1963) dont le titre original est La Banda de los ocho soit : la bande des huit. Mais les producteurs et distributeurs ont préféré surfer sur le succès de la Guerre des boutons sorti l’année précédente, et tant pis pour les huit qui passent à l’as. Et quitte à surfer sur un terrain balisé, on mettra bien en avant le nom de scène du gamin qui tient le rôle principal : Pulgarcito. Joselito n’a plus qu’a bien se tenir. En réalité ce gamin s’appelle Cesareo Quézadas, il est mexicain. Le « petit plus » de ce film est certainement la présence d’un chien à la langue bien pendue mis en valeur sur la vignette. Notez enfin le nom du dessinateur (G. Ferro) qui a signé les plus intéressantes vignettes de ces années-là, celle-ci n’étant pas le meilleur exemple. Sinon pour la cinématographie de Pulgarcito, elle s’arrêta au moment où le petit devint grand. Et là, il enchaina bêtises sur conneries, ce qui l’a amené en prison. La guerre des hormones eu raison de l’innocence.

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