Gruissan l’anarchiste

Pour moi les villes sont des métaphores. Venise celle de l’existence humaine, avec ce mélange subtil de grandeur, de flamboyance quelque peu exubérante, mixée avec des parties bien moins reluisantes cachées dans la fange, et qui minent les soubassements des édifices. Venise la magnifique c’est un peu une civilisation qui sombre. Sinon il y a Gruissan. De quoi redonner le peps, le sourire, l’espoir dans l’avenir. Et pourquoi donc ? Pace qu’ici c’est un joyeux mélange, une sorte de foutoir organisé de maisons sœurs, elles sont toutes sur pilotis, et regardent la mer, celle qui sont au premier rideau en tous cas. Mais elles sont toutes différentes. Il y a les belles dames très entretenues, les jolies gamines qui osent des couleurs non conventionnelles et du PVC à la place du bois, les vieilles rombières toutes rafistolées. Elles cohabitent sans clôtures sans chichis sans ostentation. L’espace est partagé, et si partout le ciel est rayé par des fils électriques et de téléphones agrippés à des poteaux  bringuebalants, c’est pour affirmer qu’ici l’anarchisme est joyeux, pas militant. Et remettez-moi douze huitres. Merci.

PS : vous remarquerez que je ne vous ai pas parler de 37,2. Trop facile, trop iconique. Mais quand même….

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