Dans les années soixante, soixante-dix les journaux publiaient des vignettes en noir et blanc annonçant les films à l’affiche. Des œuvres éphémères qui en disent autant sur l’époque que sur le film en question. Prenez par exemple Vie privée un film de Louis Malle en 1962. Deux monstres du cinéma de l’époque sont a l‘affiche notre Brigitte Bardot et le bel italien de classe internationale Marcello Mastroianni. Un film genre miroir qui évoque la vie privée justement d’une belle femme qui, du jour au lendemain devient une star traquée par la presse que l’on appelait pas encore people. Une mise en abime (volontaire ou pas) du parcours de l’actrice qui dans le film va subir une forte dépression jusqu’à tomber du haut d’un immeuble, flashé par un paparazzi. La vignette est sobre, mais qui sont donc ces silhouettes énigmatiques qui se penchent sur la virginale oie blanche qui minaude sous son chapeau et ses lunettes noires ? L’orage est suggéré, il va éclater.
Une anecdote en passant, le film est produit par Christine Gouze Renal (le nom apparait tout en haut de la vignette), la sœur de Danielle Mitterrand produira l’année suivante Le Gorille a mordu l’archevêque. Cela n’a rien à voir c’est juste pour dire qu’on avait le sens du titre. Et que les graphistes aimaient les fonds noirs.



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