La Fée verte, la Belle Époque

Elle traine derrière elle une mauvaise réputation, teintée de dépression, de folie, d’artistes maudits. L’absinthe, celle que l’on surnommait la « fée verte » au regard de sa couleur a fait couler beaucoup d’encre, de sucre et de réputation. Très à la mode dans les mielleux artistiques à la fin du XIX et du début du XXe, la Belle époque,  elle a été la muse de bien des artistes avant de devenir leur pire ennemi.

L’entreprise Pernod s’en est fait une spécialité et a inondé avant la Première guerre mondiale un marché qui n’attendait que ça. Les ligues antialcooliques ont rapidement mené campagne pour interdire la fée verte, devenue boisson très populaire et non plus réservée aux dandys, et coup de génie, ils ont détourné le slogan de « L’absinthe Pernod fils » le fabriquant de cet alcool en affichant un peu partout : « L’absinthe perd nos fils ». L’amour des mères est un puit sans fond.

Interdite depuis 1915, l’absinthe a été autorisée a revenir sur le marché en 2005, et Pernod a repris le flambeau. Mais cela fait des lustres que les boissons anisées, lointaines cousine de la fée, ont trusté le marché de l’apéro.

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