Quand on a une certaine passion pour le graphisme et la typographie, on aime les belles lettres. Moi, ça a commencé à l’âge de 10 ans environ quand j’ai découvert la magie créative des planches Letraset et Mecanorma. Petites madeleines qui avaient aussi un parfum que je n’ai retrouvé nulle part. Pour toutes les jeunes générations qui ignorent ces merveilles, il s’agissait de feuilles A4 transparentes couvertes de lettres que l’on pouvait transférer sur une feuille de papier. Lointaines cousines des décalcomanies, ces planches étaient bien pratiques pour faire des présentations aux allures professionnelles. Enfin presque. Problème il manquait toujours des « e » ou des « s » pour finir son travail. Donc, quand on aime les beaux caractères on apprécie le travail des concepteurs designers penchés sur leurs tables à dessins pour calculer la graisse, les sérifs, les empâtements, les hauteurs de capitales, les lignes médianes et j’en passe. A l’opposé il y a ceux qui se moquent éperdument des règles typo, et qui crient leurs messages sans contraintes, et fuck la police d’écriture. « Les règles, mon cul ! La liberté m’habite* » aurait pu dire un de ces anars de l’affiche. Et vous savez quoi, le message passe aussi. Comme quoi…
*Librement inspiré de l’ouvrage de Jean-Victor Verlinde








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