L’exploitation du minerai sur les contreforts du Canigou et de ses massifs voisins, date de l’Antiquité. On a toujours su qu’ici, se cachaient des métaux, surtout le fer, qu’il suffisait d’extraire de leur gangue pour en faire des objets utilitaires les plus divers. Comme des couteaux, mais aussi de la ferronnerie d’art. Les portes des chapelles romanes sont pour la plupart décorées de ferrures made in catalan. Pour extraire le précieux fer de son minerai, au XVIIe siècle, on a mis au point une forge dite “catalane” en perfectionnant ce qui existait déjà ailleurs en introduisant une “trompe hydraulique” alimentée par une chute d’eau. Ça tombe bien, de l’eau et des rivières, on en a en Conflent et en Vallespir. Avec cette forge le métal est directement réduit et de bien meilleure qualité qu’avec les procédés antérieurs. Tubalcain, t’es plus dans l’coup. Après plusieurs siècles l’avancée des techniques ont eu le fin mot et la sidérurgie locale dans les années cinquante. Il reste quelques vestiges de cette épopée, le carreau de la mine d’Arles sur Tech, ici et là des câbles tendus entre deux vallées pour les wagonnets d’alors et quelques petits musées de mineurs. La légende veut aussi que cette forte présence de fer dans le massif, perturberait les instruments de navigation des anciens aéronefs. Plusieurs accidents d’avion dans le secteur il y a des années viennent corroborer cette hypothèse.









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