J’y suis passé devant des centaines de fois sans jamais trouver le temps de m’arrêter. Puis un jour ,quand même, j’ai fait un crochet, je suis sorti de ma trajectoire initiale pour aller voir de plus près cette étrange sculpture qui caracole à l’entrée de Canet-en-Roussillon. Cet ensemble à mi-chemin entre les gardiens de l’Île de Pâques (avec beaucoup d’imagination) et les sculptures type art premier, c’est La Rose des vents. Ces quatre humanoïdes sont signés de l’artiste contemporaine Pascale Voirin dont l’œuvre a été présentée in situ en 1991 lors du premier symposium organisé par la ville. Les quatre susnommés fixent les quatre points cardinaux, et se font chatouiller par la tramontane les jours où elle passe, d’où le titre. Il s’agit surtout là d’une création inspirée des techniques du brutalisme, travail du ciment, du béton, du sable des armatures métalliques. Et puis le temps, les intempéries, font le reste et procurent à l’ensemble une patine craquelée autant de rides qui se creusent et qui nous rappellent que rien ni personne n’est éternel. Et c’est tant mieux.






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