Dans les années cinquante les journaux publiaient des vignettes en noir et blanc annonçant les films à l’affiche. Des œuvres éphémères comme par exemple Ramuntcho en 1959. Avec cette vignette, nous voilà plongé dans l’iconographie du parfait bonheur façon Petite maison dans la prairie ou style Sisi impératrice low cost. La demoiselle est happée par celui que l’on devine être son fiancé. Il est beau, elle est belle, il porte béret basque, elle porte jupe et décolleté, le tout sur font de montagne régalades. Il y a là Baptistin, Franchita, Dolores, Gracieuse, et bien sur Ramuntcho. Il y a même Itchoa, le patron des contrebandiers campé par un Roger Hanin qui n’est pas encore le pied noir de service. Qui va deviner que ce film, tiré du roman de Pierre Loti (d’où le titre du post un peu tiré par les cheveux je l’avoue) mêle allègrement l’évocation de la guerre d’Indochine, d’une histoire d’amour contrarié par une belle mère, une fiancée qui part au couvent, bref, du malheur ajouté au malheur. Notez encore la présence de Mijanou Bardot, la sœur de Brigitte qui a tourné jusque dans les années soixante-dix avant de se retirer aux États Unis.


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