Une table juste assez petite pour que l’on puisse de tenir la main tout en dégustant son rosé bien frais, une ambiance sans chichi, sans sommelier qui vient vous vanter les « notes délicates de fruits rouges » et les « le final harmonieux souple et persistant » de la dernière cuvée qu’il vient de découvrir, un resto où les couverts sont dépareillés, où les chaises couinent un peu, où on sert les entrées à la généreuse, un moment de bonheur au milieu des camionneurs qui font la pause de midi, des voyageur représentants placiers qui connaissent l’adresse depuis des lustres, oublier juste un instant que l’on ne peut pas trop se parler à cause de la proximité des autres clients mais être heureux quand même.
J’ai connu des festins de roi sur le zinc d’un buffet de gare.





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