L’heure bleue, la « blue note » du photographe

La plus belle des lumières, pour un photographe en tout cas, n’est jamais celle qui éclabousse à midi les travaux des hommes. Non la plus belle lumière est celle qui commence à poindre au petit matin. Les formes se dessinent peu à peu, se laissent apprivoiser, et lentement le monde revient à la vie après une nuit réparatrice. Il y a encore les lampadaires de l’éclairage public qui servent de béquille au jour avant qu’il ne soit juste et parfait. Il y encore le silence de la rue, le calme de l’asphalte, le mystère des silhouettes incomplètes. Les photographes appellent cela l’heure bleue. Elle ne dure pas longtemps, une poignée de minutes qu’il faut saisir avec délice. Sinon il y aura demain et demain encore. Sinon il y a aussi le soir quand la valse de la lumière tourne alors à l’envers du jour vers la nuit. Et juste avant qu’elle ne tombe elle vous offre une lumière crépusculaire. Et dans quelques heures, elle reviendra. Faut pas pleurer. Tout revient. Tout est cyclique. Tout est beau pour qui sait regarder

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