Qu’ont-ils à nous apprendre ces vieux grimoires du temps passé bien alignés sur les rayons des bibliothèques ? Des centaines des milliers de pages compactes avec des écritures aux caractères de formes anciennes et aux mots devenus disparus, usés par le temps qui passe inexorable. Ont-ils d’ailleurs des choses à nous raconter, nous les enfants d’Internet, qui ne se nourrissent plus qu’à travers les écrans. Le papier est devenu obsolète et qu’avons-nous à faire de ce que pensaient ces illustres inconnus d’un autre siècle ? Je me pose souvent la question et je n’ai pas de réponses. Mais j’aime les questions qui n’ont pas de réponses. Alors la blanche barbe du sage va me dire : « Ouvre ce livre à la couverture de cuir, fais crisser les pages, admire les blessures que le temps leur a affligé et plonge-toi dans une époque qui revient vers toi avec ce livre ». Oui je veux bien, mais là j’ai pas le temps, faut que je me tienne au courant de ce que raconte Face Book sur le dernier potin en date. Et puis j’aurai toujours le temps de me plonger dans ce vieux machin. Demain, promis, demain je m’y mets. On ne peut pas mentir mille fois à une personne, mais on peut se mentir mille fois à soi-même. La preuve.




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