Il y a des lieux qui sont a jamais liés à une époque. Pour la charmante petite station thermale de Vernet-les-Bains par exemple, difficile de se détacher de l’empreinte de la Belle Epoque. Quelques bâtiments à l’architecture remarquable et des jardins odoriférants sont là pour nous le rappeler. Symboles de cette période d’avant la Première guerre mondiale, années qui se voulaient joyeuses et insouciantes (pour les nantis en tout cas), ces lieux respirent encore cette atmosphère surannée. Prenez l’Hôtel du Portugal. Toujours en fonction, il dépend aujourd’hui de l’IGESA (Institution de gestion sociale des armées), on y a conservé, entretenu, mis en valeur tout ce qui fit ses riches heures quand il était fréquenté par Kipling, Mistinguett, Petersen, Maurice Chevalier, sans oublier une palanquée de princes, de vice-rois, d’artistes en vue et de chapeaux à plumes bigarrés. Tout ce beau monde vaquait entre les cures thermales et le casino, en passant parfois par son parc majestueux. L’histoire ne dit pas qu’un mamamouchi y aurait croisé un chanteur débutant nommé Charles Trenet, qui avait ses habitudes dans la station et qui s’est fait alpaguer par la maréchaussée une nuit où il y batifolait nu avec quelques amis.













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