L’Ile au coquelicot

Trois fois le nom d’Adamo dans la même vignette on peut dire que les producteurs misent tout sur la présence du chanteur dans ce film de 1970. L’illustration est une caricature chimiquement pure des années soixante-dix. Le pull rayé unisexe orange et brun comme on le voit ici, n’a plus cours depuis des décennies, mais incarne la signature vintage de l’époque pompidolienne. La casquette à la gavroche pareil, et je ne parle pas des coquelicots (une variété cousine du pavot, je dis ça mais c’est juste en passant. Adamo partage l’affiche avec Anne (Annette) Dahl, dont on apprendra plus tard qu’il en a été amoureux et qu’ils ont eu ensemble une fille. A l’affiche aussi Alice Saptritch, (créditée ici d’un nouveau prénom « Nice » avec aussi une orthographe de son nom approximative) et Pierre Vaneck. Ce film qui raconte l’histoire d’un vagabond qui tombe amoureux d’un mannequin, est surtout l’occasion pour le chanteur le plus belge des Siciliens, à moins que ce soit l’inverse, de présenter ses chansons les plus récentes, il y en a 5 nouvelles dans cette mini comédie musicale aux tons acidulés et à l’ambiance tellement régressive. Étrange aussi le fait que « coquelicot » soit au singulier, le pluriel aurait été significativement plus correct. Mais on ne va pas discuter le choix de l’artiste. Heureusement aussi qu’il a choisi le coquelicot. S’il avait pris le camélia, l’association Adamo camélia aurait été intéressant. Je vous laisse réfléchir là-dessus.

(La dame-o-camélia, oui mais bien sur…)

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