La mer a toujours été synonyme de liberté. Liberté de voyager de fendre les flots, de vivre le temps d’un espace précieux une parenthèse hors du temps, loin de la société des tracas du monde et en profiter pour lui dire merde. Et ceux qui restent à flot face à l’océan ? Eux aussi ont peut-être envie de liberté, d’espace et des besoins de crier à cette fameuse société terre à terre, tout ce qui les séparent. Alors en l’absence d’embarcations, parce que le mal de mer vous taraude, ou que tout simplement l’idée de changer d’espace effraye, il faut trouver autre chose afin de vivre son anarchisme domestique. C’est surement pourquoi ces orphelins du voyage lointain ont construit leur foyer du bord de mer à leur manière. Ici, le seul plan qui vaille, c’est celui de l’imagination dopé à la récup, du modeste érigé en valeur cardinale, du système D comme pierre angulaire. Les mélanges ingénieux de matériaux, de techniques, d’improvisation sont au programme. Le plus étonnant c’est que ces habitats, j’hésite en cabanon, baraque, bicoque, cahute, tiennent la route et reflètent l’âme de leur propriétaire concepteur.







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