Venise, métaphore même de l’existence humaine, voire (soyons fous) une allégorie de la civilisation. Partout la Sérénissime nous offre un mélange orchestré de la beauté architecturale, voisinant allègrement avec la gangrène s’insinuant le long des canaux oubliés. Parfum suave des Vénitiennes masquées flottant dans le remugle des arrière-cours vermoulues. Ici la vie pactise avec la mort, mais à l’ombre des palais, cette dualité vie-mort est superbement mise en scène, comme dans un opéra morbide. La star adulée craque sous ses couches de Rimmel et les fientes des pigeons, mais on ne peut se résigner à ne plus l’aimer. On l’aimerait même plus encore, car on la découvre fragile.
Mais rien n’est grave. Tout est théâtre.












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