Sans être un spécialiste de ce que l’on appelle « l’urbex », j’ai une certaine attirance pour des lieux abandonnés. Je suis fasciné par ces ruines contemporaines, restées dans leur jus, baignées d’un certain mystère. J’ai par exemple eu l’occasion de découvrir ce qui fut dans les années 79 un delphinarium, qualifié à l’époque de zoo-marin, aujourd’hui à l’abandon. Rien de particulièrement spectaculaire, une sorte de théâtre antique en miniature avec un bassin circulaire, des gradins en béton bruts, rongés par la végétation et comme toujours des graffitis partout sur les parois encore debout et des bouteilles de bière jonchant le sol. Vestige des années d’aménagement liés la Mission Racine, ce lieu aujourd’hui perdu dans la lagune, invisible au promeneur distrait, est un témoin d’une autre époque quand le béton dictait la mode architecturale.




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