Catégorie : Musée
-
Mannequins

Dans les coulisses d’un vieux théâtre je suis tombé nez à nez avec des bustes de mannequins légèrement défraichis ayant servis d’accessoires de mode dans des pièces jouées sur la scène juste en dessous de la réserve. Malgré le temps le maquillage de ces belles d’autres fois demeurait toujours aussi présent, aussi approximatif et transpirait…
-
Maillol sur Mer

Je ne me lasse pas du plaisir de flirter avec l’univers de Maillol. Comme c’est à Banyuls-sur-Mer qu’il est né et qu’il a travaillé, il paraissait évident que la charmante petite station balnéaire de la Côte Catalane lui rende hommage. C’est sur le front de mer que l’on a installé quelques unes de ses œuvres.…
-
Collioure plein soleil

La célèbre « cité des peintres », là où est né le fauvisme au début du XXe siècle, a vécu plusieurs vies. Et comme toujours, et comme partout, ce sont les artistes qui ont le mieux ressenti ces évolutions. L’artiste est un sismographe, ses œuvres : la bande image des époques qui muent. C’est ce que l’on peut…
-
Nouvelles du passé

Qu’ont-ils à nous apprendre ces vieux grimoires du temps passé bien alignés sur les rayons des bibliothèques ? Des centaines des milliers de pages compactes avec des écritures aux caractères de formes anciennes et aux mots devenus disparus, usés par le temps qui passe inexorable. Ont-ils d’ailleurs des choses à nous raconter, nous les enfants d’Internet,…
-
L’Ecole de Paris

Cette année le musée d’Art moderne de Céret invite les amateurs à une visite des œuvres des artistes de l’École de Paris. Même si vous n’êtes pas un spécialiste de l’histoire de l’art, il y a des noms qui vous parleront. Picasso, Chagall, Modigliani, Soutine, ont fait les beaux jours de ces quatre décennies bénies…
-
Vénus sous les eaux

Dans les années cinquante les journaux publiaient des vignettes en noir et blanc annonçant les films à l’affiche. Des œuvres éphémères comme par exemple La vénus des mers chaudes produit en 1955 par l’aviateur, constructeurs d’avion et surtout homme d’affaire au nez fin Howard Hughes. L’aventure se passe aux Caraïbes à la recherche d’un galion…
-
Faites chauffer la Cowl Blanche

Dans les années soixante, soixante-dix les journaux publiaient des vignettes en noir et blanc annonçant les films à l’affiche. Des œuvres éphémères qui en disent autant sur l’époque que sur le film en question. Prenez par exemple Les Bricoleurs. Passé totalement sous les radars des responsables des ciné clubs, allez savoir pourquoi, cet objet filmique…
-
Jaume Plensa n’a pas la grosse tête

J’ai eu la chance de visiter avec mes collègues de la presse nationale, en avant-première l’exposition de Jaume Plensa au Musée d’art moderne de Céret. J’avoue humblement que j’étais passé depuis toujours à côté de ce sculpteur pourtant internationalement connu. Un homme d’une humilité rare, très attentif aux tombereaux de questions déversées par les journalistes…
-
Maillol, toujours en pleine forme

Renaud en a parlé en évoquant les sculptures de Maillol : “Tu sais bien les statues, du jardin des Tuileries, qui hiver comme été, exhibent leurs guibolles, et se gèlent le cul, et le reste aussi”. C’est dire si le travail de Maillol est connu par toutes les générations, même les plus urbaines. L’artiste (Mailllol,…
-
L’art est partout

Est-il nécessaire d ‘avoir une toile pour faire parler son art ? Les graffeurs, les archanges du street art ont depuis longtemps prouvé que non. Pour eux le moindre mur, qu’il soit blanc ou de couleur, qu’il soit a porté de bombe de peinture ou perché au troisième étage sans accès (c’est mieux), le moindre recoin vierge,…
-
Les méandres du labyrinthe

Je suis allé au musée Guggenheim de Bilbao pour son architecture. Le travail, la vision, le style Gehry m’ont toujours plus, votre même fasciné. Pour un photographe il est toujours agréable de tenter le captage, la captation des reflets de la carapace du lieu. Un jeu de lumière, un jeu de dupe. J’étais venu pour…
-
Courbes sans angles définis

J’aime les courbes, là où il n’y a pas d’angle, pas de stop, ni de changement de direction brute. J’aime quand tout est fluide, harmonieux, sans accroc. J’aime les choses délicieusement girondes, où l’on rêve de se laisser enfuir. Dans le panthéon de la girontitude je mets les sculptures de Maillol, les tièdes moelleux au…
-
Il faut savoir descendre

Hier encore leurs ailes parcouraient le vaste monde, emportant avec elles les amateurs de vastes horizons. Et puis un jour ont leur a dit qu’ils étaient trop âgés, que leur confort n’intéressaient plus les voyageurs, que leurs cendriers étaient totalement anachroniques, voire arrogants et que leur appétits étaient trop insondables. Alors, gentiment on les a…