
C’est l’opposé bien de chez nous des grands fauves du bitume. Avec des détails de fabrication qui manquent dans les dans la production auto d’aujourd’hui. Et pour s’en convaincre, il suffit de prendre place dans les sièges moelleux d’une 2 CV. Ce sera comme une invitation au voyage en toute simplicité. Minimum à bord. Loin de la mythologie des espaces infinis, des routes américaines, mais ne s’esquivant pas face à des chemins de terre qui sentent l’aventure rurale, cette Citroën faite de tôle, d’un parebrise bien droit et d’un levier de vitesse surmonté d’une boule bien ronde, a fait le bonheur des familles des années Formica, nouveau franc et de juke-boxes Wurlitzer. Mais surtout, et là ça confine au génie, elle était livrée de série avec des banquettes amovibles. Inimaginable de nos jours. Et pourtant si pratique, symbole même de la liberté et du bonheur de vivre. Ces banquettes, on pouvait d’un geste des plus simples, les extraire de l’habitacle et les poser au sol. L’invitation impossible à refuser pour le piquenique du dimanche. Rouler à bord de ce monument du savoir-faire à la française, c’est comme déguster mille douceurs au goût de miel. Et si vous avez top chaud, deux alternatives : enrouler le toit et/ou relever la demie vitre de la portière. Et en plus vous pourrez y reposer votre coude. C’est pile à la hauteur. Ça vaut toutes les clims du monde et c’est écolo. Roulez jeunesse.



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