Que serait le jour sans la nuit ? Un long, très long tunnel lumineux. Sans grand intérêt en réalité. Avec l’autre côté du miroir le côté sans teintes, la lumière prend tout son sens. Dans la nuit les ombres sont différentes, à chaque lampadaire la sienne. La musique de la ville a changé de ton, elle joue en mode mineur, en oscillation sourdes. Toutes les couleurs de la vie se sont réduites à un camaïeu de gris et de noir ou surnage parfois un néon rouge, un gyrophare bleu. Couleurs primaires. La nuit on se prend vite pour un sombre héros perdu dans un film noir avec la plainte du sax de Miles Davis et la bande son d’Ascenseur pour l’échafaud dans les oreilles. Et s’il pleut dans la ville noire, alors vous verrez des arcs en ciel danser dans les flaques graisseuses des trottoirs.






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